Assemblée nationale : les Usd 12 millions pour la session extraordinaire déjà décaissés en mode d’urgence

L’affaire 12 millions de dollars Us sollicités par le président du Bureau d’âge pour la tenue de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale défraie la chronique dans les salons huppés de Kinshasa ainsi que dans les réseaux sociaux. En ce temps de basse conjoncture, la majorité des intervenants n’agréent pas ce gaspillage des ressources financières pour un mois seulement de session. Encore que nulle part dans la loi financière 2021, cette forte dépense n’a été programmée. Ce qui pousse l’opinion à soutenir qu’il s’agit bien là de l’argent destiné à la corruption des députés nationaux appelés à descendre la majorité parlementaire en place. Pour cette opinion, il faudra que le Premier ministre empêche la sortie de ces fonds ou les réduire à un niveau acceptable, surtout en ce qui concerne la rubrique Fonctionnement qui prend à elle seule, 16.112.211.075 de CDF, soit 8 millions Usd.

A cette requête, nos sources renseignent qu’il est déjà tard, « le comptable de l’Assemblée nationale est déjà en possession du montant ». Donc, les 24.092.143.194 de CDF, soit 12.046.071 USD sollicités auprès du Premier ministre par le Président du bureau d’âge, Christophe Mboso Nkodia Puanga, le 29 décembre 2020, sont déjà débloqués et les opérations de jouissance de cette somme sont déjà amorcées.

Sollicité au « bénéfice d’urgence », la sortie de ces fonds auraient également suivi la même procédure en mode d’urgence, sans passer par la chaîne de la dépense. Ainsi, le pacte de stabilité du cadre macroéconomique et monétaire qui vise la gestion orthodoxe des finances publiques, signé entre le Gouvernement et la Banque centrale, le 18 août 2020, est volontairement violé pour la jouissance du pouvoir qui userait ainsi de la corruption pour pousser la classe politique à la transhumance à son profit.  L’achat des consciences, constituant ainsi la priorité des priorités au détriment des véritables besoins urgents de la nation tels : le Covid-19, la recrudescence des massacres à l’Est du pays…

Cette atteinte au pacte de stabilité du cadre macroéconomique est susceptible d’entamer les rapports entre leFonds monétaire international et le Gouvernement congolais dans la perspective de la conclusion d’un programme formel.

LNR

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