Joyeux anniversaire Monsieur le Président de la République

Joyeux anniversaire Monsieur le Président de la République.

04 juin 1971 – 04 juin 2015, cela fait exactement 44 ans que naquirent Joseph Kabila Kabange et sa jumelle Janet Kabila Kyungu. Ces deux enfants de M’zee Laurent-Désiré Kabila sont nés au maquis de Hewa Bora en plein Fizi, dans l’actuelle Province du Sud-Kivu en une période où le pouvoir dictatorial de Mobutu renforçait sa mainmise sur toute l’étendue de la République. Au moment où toute la population était obligée de vivre au rythme de « djalelo, nous danserons et nous chanterons pour honorer notre guide », les Kabila et compagnons entretenaient le maquis qui a permis de frapper à plusieurs reprises le régime de Mobutu, notamment à travers l’épopée Moba 1 en 1980 et Moba 2 en 1981.

Replié en Tanzanie, M’zee Laurent Kabila a encadré ses enfants dans ce pays et inculqué une discipline qui fit de Joseph Kabila, un homme de caractère. Le nom de Joseph Kabila est apparu au grand public lorsque Kisangani était tombé, le 15 mars 1997. C’est le fils Kabila qui était à la tête des éléments de l’AFDL qui ont pris Kisangani des mains des ex-Forces armées zaïroises en déroute.

Depuis lors, quoique discret, l’homme ne passait plus inaperçu. Sur tous les fronts militaires, il était là. Même dans l’imaginaire du Congolais, le nom du fils de M’zee était cité avoir été vu quelque part. Sa jumelle Janet Kabila était découverte au grand public le jour de la prestation de serment du papa Laurent Kabila au stade des Martyrs, un certain 26 mai 1997. Elle était postée juste derrière M’zee Laurent Kabila sur la pelouse du stade des Martyrs comme pour faire le témoin familial de cette grande cérémonie.

Nommé commandant et puis chef d’état-major de la Force terrestre, le général major Joseph Kabila a eu aussi à assumer l’intérim de chef d’état-major général de l’Armée nationale à la suite de l’indisponibilité du général Kifwa après le renvoi des éléments de l’armée rwandaise en 1998.

Le grand destin a fait qu’un certain 16 janvier 2001, alors qu’il était en mission à Lubumbashi, le jeune officier de notre armée, chef d’état-major de la Force terrestre, fut rappelé à Kinshasa. M’zee Laurent-Désiré Kabila fut assassiné et à l’unanimité du pouvoir en place et avec l’accord des chefs d’église, à savoir le cardinal Frédéric Etsou, Mgr Pierre Marini, Son Eminence Simon Kimbangu, l’Evêque pasteur Kankienza Muana Mbo…, le pouvoir exécutif lui fut confié.

Très jeune en ce début de l’an 2001 où il n’avait que 29 ans d’âge, cet officier de l’armée nationale, général major, avait hérité d’un pays en plein chaos indescriptible après 32 ans de dictature et plusieurs années de guerre à répétition particulièrement dans l’est du pays. Il a fallu un courage exceptionnel et une destinée particulière pour accepter en ce moment-là précis ce lourd, très lourd fardeau.

Politiquement, le pays était par terre et nul ne pouvait parier sur la façon dont il se sortirait de l’impasse, nul ne pouvait assurer de la survie de ce géant fragile au bord de l’éclatement. Au 26 janvier 2001, le jour de sa prestation de serment en qualité de président de la République, le Gouvernement central contrôlait moins de la moitié de ce territoire aux dimensions d’un sous-continent : la Ville de Kinshasa, les Provinces du Bas-Congo et du Bandundu ; une partie des provinces de l’Equateur, du Kasaï oriental, du Kasaï occidental et du Katanga. Le reste du territoire était sous occupation étrangère et des rebelles du MLC dans le Nord-Est et du RCD et autres dans l’Est et au Centre du pays.

Economiquement, tous les indicateurs étaient au rouge. Le pays était étranglé par  les guerres, les pillages, la mégestion, le marasme et l’incurie. La dette extérieure se chiffrait à 14 milliards USD, la croissance économique était au plus bas, les infrastructures routières et économiques étaient détruites ou presque, le système sanitaire moribond, le secteur énergétique et celui de transport méconnaissables, la télécommunication était réservée aux privilégiés. Le pays ne parvenait pas à sortir du budget annuel de 300 millions USD lui légué par le maréchal Mobutu. La RDC se présentait ainsi sous de sombres perspectives…

        Sur le plan diplomatique, la RDC était infréquentable, isolée tant dans la sous-région que sur l’échiquier mondial depuis le début des années 90.

Lors de son discours d’investiture, l’homme du 4 juin se donna trois défis majeurs à relever : instauration de la paix et la consolidation de l’unité nationale, la démocratie et les élections, la reconstruction nationale. Au moment où le président Joseph Kabila est en train de souffler sur ses 44 bougies, il peut exprimer le satisfecit de la mission accomplie. Quoique beaucoup reste à faire, le jumeau de Janet Kabila est l’homme de la renaissance du Congo, sinon de sa résurrection dans le concert des nations. Il a réussi à sortir le Congo des ténèbres et des ornières incertaines dans lesquelles il était englouti.

Unité retrouvée et paix instaurée

Dans son discours d’investiture, le président Joseph Kabila avait promis d’aller partout où cela était nécessaire pour rechercher la paix et la réunification du pays  Il a sillonné le monde entier, rencontré tous les belligérants et autres seigneurs de guerre à la recherche d’une paix durable. Cela n’était pas facile dès lors que le plan de balkanisation du pays lancé depuis certaines officines étrangères était déjà mis en marche.

Pour ce faire, le Président Joseph Kabila a accepté de partager le pouvoir, alors tous les pouvoirs, avec les ex-belligérants sous une formule exceptionnelle dénommée 1+4, prix à payer pour la réunification du pays  et de l’organisation des élections. Et c’était l’accomplissement avec succès de sa première mission. Entretemps, il a réussi à sortir la République Démocratique du Congo de l’ostracisme dans lequel l’avait plongé le régime Mobutu, pour redevenir fréquentable aux yeux de la communauté internationale.

C’est avec le même esprit qu’il prône la cohésion nationale en ayant sa main tendue à tout instant pour que les Congolais unis dans l’amour et la paix, reconstruisent leur pays. Ainsi, a-t-il mis en place un gouvernement de cohésion nationale à l’issue des Concertations nationales. C’est dans ce même ordre qu’il a entamé, depuis le lundi 01 juin 2015, les consultations avec la classe politique et les forces vives de la Nation.

Contrairement à bon nombre d’opérateurs politiques congolais qui prêchent, dans un orgueil sans égal, la haine et le mensonge avec la volonté de nuire à ceux qui se sacrifient pour le pays, le Président Joseph Kabila a montré de tout temps, comme Jésus-Christ, que l’humilité est la véritable arme victorieuse pour sauver notre pays. ‘’Il ne sert à rien de diriger un pays divisé et émietté, je suis prêt à perdre le pouvoir aux travers de ces négociations pourvu que l’on parvienne à réunifier le pays et lui redonner un éclat d’une nation héritée de l’indépendance’’, avait-il donné ainsi des instructions à feu Katumba Mwanke aux cours des négociations de Sun City.

Démocratie et élections, des réalités

Joseph Kabila a réussi à conduire un gouvernement de transition difficilement gérable au regard de sa composition comprenant des anciens chefs de guerre plutôt prêts à en découdre qu’à faciliter la réussite de la transition. En dépit des résistances diverses, il a consolidé le processus de démocratisation par l’organisation, en juillet et octobre 2006 et en janvier et février 2007, des premières élections démocratiques, pluralistes, libres et transparentes qui ont donné naissance aux institutions légitimes et démocratiques actuelles.

En 2011, les élections présidentielles et législatives ont été encore une fois organisées. Contrairement à celles de 2006 qui avaient connu l’appui considérable de la communauté internationale, les élections de 2011 ont été financées à 92 % par le Gouvernement congolais, provoquant la jalousie des donneurs des leçons internationaux qui se sont mis à les décrédibiliser au travers de leurs ONG-Gendarmes. En dépit de ces actes de sabotages, et tirant les leçons de certaines faiblesses reconnues, la vie démocratique s’est normalement poursuivie dans le pays, et cela, dans le respect des droits et devoirs de chaque citoyen.

Pour cette année 2015, les élections provinciales, urbaines, municipales et locales sont prévues dans le cadre du cycle électoral 2014-2017.

Le pays aligne, à ce jour, près de 500 partis politiques, des centaines de journaux et des radios, plus de 60 chaines de télévision qui émettent, toutes, en clair pour la seule ville de Kinshasa, dont 90 % appartiennent aux acteurs politiques de premier plan.

Jouissant de leurs libertés d’expression, grâce à l’esprit d’ouverture du Président Kabila, les opposants et quelques activistes de la Société civile ne cessent de vilipender la démocratie dont ils se servent pourtant à leur guise, et ignorent, dans la plupart de cas, qu’en démocratie, la voix de la majorité est celle qui tranche, et que la lutte pour avoir la majorité parlementaire sert effectivement à se doter de cet important outil de la gouvernance qui manque, à ce jour, par exemple, à Barak Obama qui a perdu sa majorité au Congrès.

La reconstruction et la modernisation en marche

Depuis son accession à la magistrature suprême, le président Joseph Kabila s’est lancé dans un vaste programme de modernisation et de reconstruction nationale du pays, à travers les « cinq chantiers de la République » et la révolution de la modernité. Avec les moyens budgétaires ne répondant pas aux dimensions géographiques et défis du pays, le président Joseph Kabila a réussi un miracle qui consiste à la fois de relever un triple défi. Celui d’atteinte du Point d’achèvement de l’Initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (IPPTE renforcée), celui de la reconstruction des infrastructures et celui d’améliorer tant soi peu les salaires de plusieurs catégories des personnes, agents et cadres émargeant au budget de l’Etat.

Ainsi, a-t-on noté l’annulation de 7,35 milliards de dollars Us par la communauté des bailleurs des fonds réunis au sein du Club de Paris, en date du 17 novembre 2010. On note aussi la réalisation des grands ouvrages tels que la construction du pont Loange reliant le Kasaï-Occidental au Bandundu, du pont Mpozo à Matadi dans le Bas-Congo sur la Nationale n° 1, la reconstruction de la route Lubumbashi-Kasumbalesa, Kikwit-Kenge-Kinshasa, des hôpitaux dont l’hôpital du Cinquantenaire à Kinshasa, des infrastructures immobilières diverses dont des hôtels, des écoles et universités…Tous ces ouvrages ont un effet d’entrainement dans d’autres secteurs comme la production agricole et l’évacuation des produits, le transport, l’emploi…

Sur le plan salarial, les parlementaires de cette législature s’avèrent être les mieux payés de toute l’histoire du pays. De même, les magistrats, les profs d’université, les médecins, les secrétaires généraux de l’administration publique, etc. ont vu leurs salaires sensiblement améliorés par rapport à ce qu’ils avaient il y a dix, vingt, vingt-cinq ans. Le poids des arriérés de salaire des agents et cadres émergeant du budget de l’Etat a été sensiblement réduit de sorte qu’à ce jour, les arriérés de salaires sont quasi inexistants. Pourtant, les Congolais ont connu des moments, principalement pendant les années 90, où ils totalisaient 20 à 30 mois d’arriérés de salaires. Et quels salaires ? 2 dollars au huissier, 7 au médecin, 8 au magistrat, 24 au professeur ordinaire. Grâce à Joseph Kabila, tout cela n’est qu’un lointain souvenir.

Certes, il y a encore beaucoup à faire et du chemin à parcourir pour pacifier totalement le pays, garantir la croissance économique, promouvoir un Etat de droit stable, assurer un bien-être acceptable à tous les Congolais, appui à l’organisation des élections.

 Mais, le Congo d’aujourd’hui a connu des avancées considérables en termes de fréquentabilité et de progrès grâce à celui qui a réussi à recoller le Congo et à le sortir d’un profond trou dans toute humilité. J’ai cité Joseph Kabila à qui je présente un joyeux anniversaire.

Par Tshibambe Lubowa

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