Au terme de son deuxième séminaire, le FCC invite Félix Tshisekedi au dialogue dans la coalition

Au terme de son second séminaire tenu à l’Est de la ville de Kinshasa, le Front commun pour le Congo a, dans une déclaration dimanche soir, circonscrit la crise politique actuelle au sein de la coalition avec Cach et invité le chef de l’Etat à un dialogue «  dans le cadre des structures et mécanismes prévus par l’Accord de coalition ». En attendant cette éventuelle rencontre, la famille politique de Joseph Kabila revient sur ce qu’elle considère comme la crise majeure d’aujourd’hui, pointant du doigt la violation de la constitution dans la nomination de nouveaux juges à la Cour constitutionnelle. La prestation de serment de ces trois juges, au terme d’un « forcing » a, selon le FCC, « cristallisé les violations de la constitution et des lois pertinentes de la République, et ce en dépit de son appel (Ndlr : celui du FCC), lancé au chef de l’Etat, de respecter son serment constitutionnel en retirant les ordonnances de nomination des juges concernés, tenant compte du rôle régulateur du fonctionnement des institutions et de juge électoral reconnu à la Cour constitutionnelle ».

Le FCC déclare que le Président de la République n’a pas formellement « fait part à son partenaire de ses intentions ni sur l’initiative des consultations en cours, encore moins sur le sort réservé à l’Accord de coalition qui les lie ». Cela avant de rappeler que « le cadre de concertation prévu par ledit Accord reste le seul mécanisme de discussion des divergences qui opposeraient les deux parties ».

La plate-forme pro Kabila « réitère, par ailleurs, sa disponibilité à poursuivre la mise en œuvre de  ses efforts de gouvernance du pays dans le cadre de cet Accord au regard de son accueil positif au sein de l’opinion nationale et internationale en raison de sa pertinence ». De ce fait, le FCC se dit opposé à toute démarche « tendant à la recomposition de la majorité parlementaire en pleine législature sur fond de la corruption des élus d’un partenaire ». Pour lui, l’alternative à l’ordre institutionnel actuel issue des élections « reste celle, pour toutes les parties prenantes, de se soumettre à la sanction du souverain primaire à travers des élections générales anticipées à tous les niveaux ».

Et au sujet de la dissolution tant évoquée de l’Assemblée nationale, le FCC renvoie l’opinion à la Constitution. Il prévient que cette dissolution ne peut, « sauf à violer la constitution, être décidée à la seule initiative du Président de la République, en l’absence d’une crise persistante qui n’existe pas, fort heureusement, entre le Gouvernement et l’Assemblée nationale et du concours du Premier ministre à travers son contreseing ».

Albert Osongo

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