Règlement de la crise politique en RDC : la CENCO rejoint le FCC

Les jours se succèdent et apportent chacun ses nouveautés aux consultations politiques du Palais de la Nation. La journée du 9 novembre 2020 s’est caractérisée par l’entretien du chef de l’Etat avec la délégation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).

La particularité de la vision de l’organe faitier de l’église catholique en RDC est sa clarté sur l’identification de la crise et ses protagonistes, et sa clarté sur la solution à y apporter. Tout compte fait, l’on dégage une certaine convergence des vues entre la Cenco et le Fcc dont les différentes communications ont été rendues publiques hier lundi 9 novembre, la première au terme de la rencontre avec le chef de l’Etat et le second après le séminaire de Safari Beach.

En effet, d’un côté, la Cenco note, dans son mémorandum au Président de la République, qu’il s’agit bien d’une crise politique dont la solution ne devrait pas compromettre certains principes de base partagés avec le Fcc, à savoir : « le primat du bien-être de la population sur toute autre considération politique ; le respect de la Constitution ; la sécurité nationale, l’intégrité territoriale, la stabilité de l’Etat et de ses institutions, la paix sociale, l’Etat de droit et la démocratie ».

Quant à la résolution de la crise proprement dite, la Cenco propose deux pistes : « l’axe politique portant sur l’évaluation de la coalition et l’axe électoral qui appelle les réformes nécessaires (…) » Une vision qui recoupe celle du FCC qui invite le chef de l’Etat à un dialogue « dans le cadre des structures et mécanismes prévus par l’Accord de coalition ». Et plus loin, et à défaut de ce dialogue, le FCC, qui évoque la perspective d’un renouvellement de la majorité au Parlement, suggère à toutes les parties de « se soumettre à la sanction du souverain primaire à travers des élections générales anticipées à tous les niveaux ».

Pour le reste, outre les courtisans qui semblent dominer le ballet au Palais de la nation, plusieurs hôtes du chef de l’Etat lui recommandent vivement le dialogue avec ses alliés de la coalition, estimant que c’est au sein de cette coalition que se situe le nœud de la crise à dénouer. Les mêmes estiment que toute autre voie ne conduirait qu’à l’aggravation de la crise en rajoutant une autre à celle qui mine déjà le pays.

Albert Osongo

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